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La course de trot

Course de trot

Après avoir réalisé un " bouts vite " (échauffement final sur la piste permettant pour la dernière fois aux parieurs de vérifier la santé des chevaux), les chevaux vont " se mettre aux ordres " (se préparer à démarrer la course).

Le départ de la course peut se faire de trois manières :

-Soit avec des " starting gates " (élastiques tendus au travers de la piste, visant à contenir les chevaux à l'arrière. L'élastique est relâché au moment du départ).
-Soit derrière un " autostart " (voiture portant une sorte de longue barrière allant d'un bout à l'autre de la piste et libérant le passage en accélérant au moment du départ).
-Soit enfin par la réalisation " d'une volte " (cercle complet) à un endroit donné de la piste derrière le faisceau matérialisé par une cellule. Cette dernière solution est la plus souvent utilisée car elle permet de rendre la course plus équitable en faisant démarrer les " meilleurs " (ayant gagné le plus de gain) chevaux avec un " handicap " (de 25 ou 50 mètres après les autres).

La course se déroule alors sous l'œil des " commissaires " (grands responsables qui ont pour rôle de faire respecter les règles). Les " drivers " (jockeys en monte attelée) essayent de placer leur cheval " à la corde " (le plus proche possible à l'intérieur de la piste) afin que la course soit moins longue qu'en " extérieur " (le plus éloigné de la corde).

Durant toute la course des commissaires aux allures qui suivent la course dans une voiture équipée vérifient si aucun cheval n'a une allure irrégulière et ne " tombe " (changer d'allure) dans le galop, l'amble ou le traquenard. Dans ce cas le cheval risque d'être " rétrogradé " (éliminé). Dés qu'un cheval est disqualifié, le public en est averti par les haut-parleurs ou sur l'écran géant.

A la sortie du dernier tournant, dans la dernière ligne droite, les chevaux accélèrent encore un peu pour passer en premier le poteau d'arrivé devant les tribunes où " la photo finish " (succession de photo extraite d'un film prise à l'arrivée des chevaux) désignera le vainqueur.

Le " juge à l'arrivée " (juge situé à l'arrivée) annonce un classement provisoire le temps de lire la photo finish ou de procéder à une enquête en cas de réclamation d'un concurrent. Contrairement à beaucoup de sport, les courses se servent de la vidéo et les juges revoient alors la course en entier. En cas de litiges, il faut parfois de très longues minutes pour connaître enfin le gagnant.

A la fin de la course, les engins de damage viennent préparer la piste pour la course suivante.

Durant une course de trot la vitesse est proche de 60 km/h.

Les spécificités du trot

Une course de trot doit se faire... Au trot !

Pour pouvoir courir sur un hippodrome, les trotteurs doivent passer une épreuve de qualification en courant, dans un temps limité, une certaine distance.

Dés qu'un cheval change d'allure et tombe dans une allure défectueuse comme le galop ou l'amble, il peut être disqualifié. Mais le règlement est différent en fonction du niveau de la course. Ainsi les juges sont moins sévères en début de course, allant même jusqu'à accorder jusqu'à 200 mètres au départ, qu'à la fin où aucune faute n'est admise.

De même, durant la course, si le cheval prend le galop mais que sa faute lui fait perdre du terrain il aura moins de risque de se faire disqualifier que si son erreur est à son avantage.

Aussi un cheval disqualifié plusieurs fois peut être emmené à repasser les qualifications.

L'ambiance des courses de trot

Pourquoi parler de l'ambiance particulière des courses de trot ? Elle est simplement très différente des courses de galop et d'obstacle.

Historiquement les courses de galop étaient organisées par les rois ce qui impliquait un certain cérémonial, les courses de trot beaucoup plus récentes dans leurs versions modernes ont très vite eu une image plus populaire et bon enfant qui s'est confirmée avec le temps. Ainsi les courses de trot en nocturne à Vincennes voient, le vendredi soir, plusieurs milliers de personnes venir se détendre à la fin de leur semaine de travail.

De même les chevaux des courses de trot étant presque tous de race Trotteur français, peu de chevaux viennent de l'étranger, hors comme tout le monde le sait, le français est un peu chauvin.

S'ajoute aussi une carrière beaucoup plus longue pour les trotteurs que pour les galopeurs. En effet un trotteur commence à 2 ans en attelé et à 3 ans en monté et court parfois jusqu'à 10 ans, ce qui est impossible pour un galopeur. C'est peut être pour cette raison que presque tout le monde se souvient de chevaux célèbres comme Ourasi, Roquépine ou Bellino II (voir article sur le Prix d'Amérique) qui ont pu gagner plusieurs fois des prix importants. Célébrités dont peu de chevaux de course de plat peuvent se vanter.

Le matériel des courses de trot

Les courses de trot attelé se distinguent surtout par l'utilisation d'un Sulky, sorte de voiture à cheval très légère (dans les 20 kilos) souvent toute en aluminium.
Le sulky ne possède pas de fond et le driver pose ses pieds à un emplacement prévu le long des brancards.

Pour éviter que le cheval ne se blesse en se donnant des coups de sabot, les protections idéales sont les guêtres qui peuvent être posées aux antérieurs comme aux postérieurs.

Le driver, quant à lui, porte une casaque et une toque (dossard ou tunique et " décoration " de casque ) aux couleurs du propriétaire.

De plus, on retrouve fréquemment certains artifices.

- Les œillères qui empêchent le cheval de voir les cotés.
- Les bouchons d'oreilles qui, enlevé au bon moment, donne le dernier coup de peps au cheval en lui rendant toutes ses facultés auditives.
- Et le fouet.

Certains enrênements et embouchures peuvent aussi être utilisés pour canaliser le cheval et le forcer à garder un trot uni.

On assiste aussi aux déferrages des chevaux peu de temps avant la course afin que ceux ci habitués à un poids supplémentaire aux sabots aient plus d'élan.